Aperçu historique de SAINT-MARTIN-D’ABBAT

Saint-Martin-d’Abbat est un bourg rural qui s’est développé sur la terrasse de Loire, autour de son église dédiée à saint Martin dont on célèbre en 2016 le 1700e anniversaire de la naissance.
Son vaste territoire (3 868 ha) s’étend depuis les bords de la Loire qu’il frôle jusqu’au cœur de la Forêt d’Orléans, présentant ainsi une grande variété de paysages : prairies inondables appelées Varinnes, coteau de Loire autrefois planté de vigne, maintenant largement urbanisé, terrasse où les champs cultivés cèdent trop souvent la place aux friches, forêt domaniale qui fut longtemps refuge pour les hommes et lieu de pacage pour les animaux.
Pendant des siècles, l’agriculture, l’élevage, les travaux de la vigne et de la forêt ont été les activités principales de ses habitants, le bourg regroupant quelques artisans et commerçants près de l’église et de l’école. Le cheval était omniprésent comme animal de trait, jusqu’à l’arrivée du tracteur et le développement du machinisme agricole : révolution qui date des années 1950-60. Mais aujourd’hui l’essentiel des emplois se trouve dans les entreprises locales ou à Orléans et sa périphérie dont l’attractivité explique l’explosion démographique de la commune.
Le témoin principal de son riche passé, c’est l’église, qui a connu les vicissitudes de l’histoire mais qui, aujourd’hui, a fière allure après une restauration réussie. Il faut chercher un peu plus pour trouver les vestiges des anciennes seigneuries de Milourdin et d’Aigrefin, ou ceux du prieuré du Gué-de-l’Orme. Cependant, le touriste qui explore le « village des boîtes aux lettres »  à la recherche de ces trésors d’art populaire pourra, au détour d’un chemin, apercevoir un colombier plusieurs fois centenaire…

 

Saint-Martin-d’Abbat : origines,

Des urnes funéraires aux Briandières et un trésor monétaire près d’Aigrefin que l’on peut dater du 1er ou du IIème siècle de notre ère, une autre nécropole d’époque mérovingienne au Climat des trépassés, près de l’église : ces vestiges archéologiques et d’autres, repérés à Malassis ou dans le bois de Maisonneuve, prouvent une occupation ancienne et prolongée du site de notre village.
Devenus chrétiens, les habitants ont-ils choisi, dès l’origine, compte tenu de son immense popularité, saint Martin comme patron de leur lieu de culte, ou bien la dédicace n’a-t-elle eu lieu qu’au retour, triomphal, des reliques du saint rapatriées d’Auxerre à Tours après les invasions normandes ? Toujours est-il qu’autour de la chapelle primitive, dont il ne reste pas de trace, mais qui se transformera plus tard en église paroissiale, a vécu, à l’abri des crues de la Loire, une communauté d’habitants organisée très tôt. Reste l’énigmatique expression « d’Abbat », d’étymologie inconnue, dont les nombreuses variantes orthographiques connues ne peuvent que renforcer notre perplexité. Gardons-nous de privilégier une explication par rapport à d’autres, tout aussi possibles.

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